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Infrastructures critiques : 5 tendances sûreté en 2026

Ce que les opérateurs doivent savoir pour rester résilients dans un environnement en mouvement constant.
Trois travailleurs en tenue de chantier regardant un PC portable, en arrière plan un champs d'éoliennes.

Les infrastructures critiques évoluent à grande vitesse. La connectivité, la digitalisation et l’incertitude géopolitique transforment la manière dont les opérateurs sécurisent leurs sites, protègent les données et garantissent la continuité d’activité. À mesure que les organisations modernisent leurs environnements, la sûreté doit évoluer tout aussi vite : elle doit non seulement couvrir la protection physique mais aussi les couches numériques de plus en plus complexes qui soutiennent les services essentiels.

1. Des infrastructures hyperconnectées : une cybersécurité renforcée devient indispensable

Les infrastructures sont plus connectées que jamais. Capteurs, serrures connectées, équipements pilotés à distance : tout cela permet de gagner en efficacité et en précision. Mais chaque connexion crée aussi un point d’entrée potentiel pour les menaces cyber.

Ce qui nécessitait autrefois un accès physique peut aujourd’hui se produire à distance, parfois via des équipements gérés par des partenaires ou des sous-traitants. Deux priorités se renforcent :

Protéger chaque couche

La sûreté doit suivre l’ensemble du parcours : des dispositifs installés sur site jusqu’aux plateformes qui pilotent l’activité. Chaque couche doit être protégée au bon niveau pour préserver la résilience opérationnelle.

Disposer d’une visibilité claire sur tous les actifs connectés

Plus les réseaux s’étendent, plus il devient difficile de savoir précisément ce qui est connecté. Les opérateurs ont besoin d’une vue temps réel des équipements, sur plusieurs régions, pour détecter rapidement les comportements anormaux et garder le contrôle.

2. Cybersécurité : répondre à des menaces toujours plus rapides

Les ransomwares, attaques de la chaîne d’approvisionnement et vols d’identifiants progressent, en ciblant non seulement l’IT, mais aussi les environnements opérationnels qui maintiennent les services essentiels. Les attaquants s’appuient désormais sur l’automatisation et l’IA pour amplifier leur impact : la détection précoce et la réponse rapide deviennent cruciales.

Cela encourage des approches qui renforcent la sûreté sans complexifier inutilement, par exemple :

  • détection plus tôt des activités anormales
  • séparation plus forte entre IT et OT (technologie opérationnelle)
  • accès plus sécurisé et auditable aux sites distants ou non surveillés (sites isolés, sites télécoms, postes techniques)

Ces mesures permettent de réagir plus vite, et de maintenir la fiabilité même face à des menaces évolutives.

3. Réglementations : une conformité qui soutient la résilience long terme

Des cadres comme NIS2 et le Cyber Resilience Act (CRA) poussent les opérateurs à réévaluer leur gouvernance, leurs pratiques de reporting et leurs exigences vis-à-vis de la sûreté des fournisseurs. La conformité n’est plus seulement une obligation : elle devient un levier de maturité et de résilience.

On observe une attention croissante portée à :

  • un accès traçable et vérifiable (qui a accédé, quand, où, comment)
  • des processus définis pour identifier, qualifier et gérer les incidents
  • une évaluation renforcée des pratiques de cybersécurité des fournisseurs et sous-traitants

Résultat : une approche plus structurée, plus claire, et mieux alignée sur les objectifs opérationnels.

4. Géopolitique : flexibilité d’hébergement et souveraineté des données

Les dynamiques géopolitiques et les règles de souveraineté des données influencent fortement les choix d’hébergement. Dans les environnements sensibles ou réglementés, maîtriser où les données sont stockées et qui peut y accéder devient une exigence centrale.

Les modèles hybrides gagnent en intérêt car ils offrent un équilibre : des installations locales pour le contrôle et la stabilité et une capacité cloud pour l’évolutivité lorsque nécessaire

Cette flexibilité aide les opérateurs à s’adapter à l’incertitude sans compromettre la fiabilité.

5. L’IA s’impose comme un outil opérationnel, et non une promesse

L’IA progresse et les opérateurs évaluent de plus en plus sa valeur en conditions réelles. L’adoption reste mesurée, mais plusieurs usages se démarquent :

  • détection d’anomalies dans les schémas d’accès ou les conditions environnementales
  • maintenance prédictive
  • automatisation de certaines étapes de reporting et d’analyse

Combinée à l’edge computing, l’IA peut accélérer la réaction tout en gardant les traitements sensibles au plus près de la source. L’objectif : améliorer la décision humaine, pas la remplacer.

Ce que cela change pour les opérateurs d’infrastructures critiques

La sûreté s’intègre de plus en plus à la stratégie opérationnelle. Elle est perçue non seulement comme une protection, mais comme un socle pour la continuité, la conformité, et une gestion efficace des sites.

Les opérateurs recherchent des solutions :

  • évolutive, adaptées aux environnements distribués et multi-sites
  • conçues avec la cybersécurité dès l’origine
  • transparentes et contrôlables
  • suffisamment flexibles pour répondre aux exigences réglementaires et géopolitiques

Cette évolution traduit une transition vers une infrastructure plus résiliente et prête pour l’avenir.

Comment ALCEA accompagne cette évolution

Chez ALCEA, nous travaillons au plus près des opérateurs pour comprendre leurs contraintes terrain et leurs enjeux de sûreté. Notre objectif : développer des solutions qui s’adaptent aux environnements réels, en combinant fiabilité, clarté et valeur long terme.

  • ALWIN fournit une base unifiée pour la supervision et la gestion des accès.
  • CLIQ associe robustesse mécanique et intelligence numérique pour un accès sécurisé et traçable.
  • ABLOY BEAT permet un accès sans clé là où la connectivité et la flexibilité opérationnelle sont essentielles.
  • ALCEA GATEWAY permet une communication sécurisée entre les dispositifs connectés et des infrastructures en constante évolution.
  • InVue, marque du groupe ASSA ABLOY, propose des cadenas sans clé pour les sites d’infrastructures critiques, permettant un accès contrôlé et une visibilité claire des événements d’accès, notamment dans les environnements télécoms et data centers.

Nous continuons de nous concentrer sur une sûreté intégrée qui aide les opérateurs à garder le contrôle, simplifier les opérations quotidiennes et répondre avec confiance à l’apparition de nouveaux risques.